Le forfait mobilités durables est une somme versée au salarié qui vient travailler autrement qu'en voiture. C'est un bon outil, simple à mettre en place, exonéré jusqu'à 600 € par an et par salarié.
Mais il a une limite bien connue des RH : il récompense les salariés qui font déjà du vélo. Il ne met presque personne en selle. Un collaborateur qui n'a pas de vélo électrique, qui trouve le trajet trop long ou qui craint la panne ne change pas d'habitude parce qu'on lui promet quelques dizaines d'euros.
Le vélo de fonction crée l'usage
Le vélo de fonction lève tous les freins d'un coup : le salarié reçoit un vélo électrique adapté à son trajet, équipé, assuré, entretenu, sans avance de frais. C'est un vrai changement d'habitude, pas une prime. Et c'est visible : quand dix vélos arrivent sur le parking, l'effet d'entraînement fait le reste.
Les deux se combinent très bien
- Le vélo de fonction pour équiper et faire basculer les salariés motorisés
- Le forfait mobilités durables pour les salariés qui viennent déjà avec leur propre vélo
- Le cumul est possible, à condition de ne pas financer deux fois la même dépense
En pratique
Beaucoup d'entreprises gardent leur forfait mobilités durables pour les cyclistes existants et ajoutent le vélo de fonction pour élargir le cercle. C'est souvent la combinaison la plus efficace.
Viraj est membre de la FAVE, Fédération des Acteurs du Vélo en Entreprise, qui rassemble les acteurs du vélo en entreprise et suit l'évolution du cadre social et fiscal du dispositif.
